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 Nouari Khiari : une drone d'affaire

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MessageSujet: Nouari Khiari : une drone d'affaire   Dim 4 Juin à 20:57



L'affaire Khiari

vendredi 29 avril 2005

Nouari Khiari : une drone d'affaire


Le Figaro revient aujourd'hui sur la mise en examen de « Lerappel » - célèbre oummiste islamiste pro-voile, pro-Al Manar, anti-israélien, copain de « Makhouq » et de l'UFCN, etc. - et de ses deux complices arrêtés pour escroquerie et financement d'une entreprise terroriste. (Voir notre épais dossier http://www.france-echos.com/resultat.php ?cle=khiari). Khiari et ses potes avaient-ils un projet sérieux ou sont-ils des lampistes affabulateurs qui essaient de couvrir de mystérieux commanditaires ?
L'article du Figaro (http://www.lefigaro.fr/france/20050429.FIG0002.html) :

TERRORISME. Les trois hommes sont soupçonnés d'avoir détourné des millions d'euros

Les islamistes affirment qu'ils voulaient construire des drones
Jean Chichizola [29 avril 2005]


Des millions d'euros détournés par des islamistes pour produire des drones, ces avions sans pilote dont s'équipent les grandes armées du monde. Telle est l'incroyable histoire contée la semaine dernière aux policiers de la brigade criminelle par trois suspects écroués dans une affaire de financement du terrorisme. Interpellés le 18 avril dans les Hauts-de-Seine (nos éditions du 21 avril), Nouari Khiari, Zoubeir Harbaoui et Farez Messaoudi se voient reprocher des malversations financières ayant pu servir à alimenter les caisses de la cause islamiste. Ils ont été mis en examen par le juge Philippe Courroye, cosaisi avec le juge Bruguière.

Khiari est poursuivi pour « banqueroute par détournement d'actifs, défaut de comptabilité, abus de biens sociaux, financement du terrorisme et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Les deux autres sont soupçonnés d'« abus de biens sociaux, d'escroquerie en bande organisée et de financement du terrorisme ». Les trois hommes avaient été repérés dès 2003 par les renseignements généraux. Nouari Khiari comme un défenseur du voile islamique, de la lutte contre Israël ou du soutien à al-Manar, la chaîne de télévision du Hezbollah libanais.

Epaulé par son lieutenant Messaoudi, Zoubeir Harbaoui a un profil de « businessman » mâtiné d'engagement islamiste : il dirige une dizaine de sociétés enregistrées en France, en Belgique, au Luxembourg et au Royaume-Uni. Il avait été interpellé le 26 mai 1998 dans le cadre du démantèlement d'un réseau de soutien au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien. L'homme avait expliqué que les 250 000 francs en espèces découverts à son domicile constituaient ses économies. Il avait été remis en liberté sans qu'aucune charge soit retenue contre lui.

Associés en affaires, Khiari et Harbaoui se seraient livrés ces dernières années à un bien étrange commerce. Selon l'accusation, ils montent une véritable escroquerie au crédit-bail. Des prêts, pour un total de 3,6 millions d'euros, sont ainsi sollicités pour l'achat de matériel informatique de pointe. Une petite partie de ces appareils est livrée et un total de 3 millions d'euros empochés par les deux hommes. Selon les enquêteurs, cette somme aurait en partie servi à assurer le train de vie des intéressés. Ils roulaient certes en grosse berline allemande, mais ne vivaient pas pour autant comme des nababs.

Interrogés sur l'utilisation des fonds restants, Zoubeir Harbaoui et Farez Messaoudi donnent une explication inédite. Ils mettaient au point un projet de... drone, ces avions sans pilote utilisés pour des missions de surveillance ou d'attaque. A les en croire, leurs engins auraient pu emporter une charge utile de 300 kilos. Et les « inventeurs » comptaient en vendre à des pays du Golfe. Sans expliquer pourquoi lesdits Etats s'approvisionneraient auprès d'amateurs plutôt qu'avoir recours à leurs fournisseurs habituels d'armement. Avant leur interpellation, les apprentis marchands d'armes avaient acquis des logiciels de pointe et embauché plusieurs techniciens.

Devant cette histoire rocambolesque, les enquêteurs hésitent entre deux scénarios. Le premier est celui de l'affabulation pure et simple, ce qui laisserait sans réponse la question de l'utilisation des millions d'euros détournés. Le second, celui d'un véritable projet, est plus troublant. Juges et policiers devraient alors établir si les suspects maîtrisaient la technologie nécessaire et à quoi étaient destinés les avions télécommandés. Pour l'heure, les drones n'ont été utilisés que par des armées régulières, à l'exception du Hezbollah libanais qui a fait voler un engin au-dessus d'Israël

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